mardi 16 mai 2017

Anecdotes en vrac 1°



Le prix...


On va encore dire que je suis irascible! Passe encore la cliente qui m’appelle le dimanche' imaginant pas, la pauvrette, que je puisse avoir une vie (et elle avait, au moins, une jolie voix). Mais cette autre qui ce soir, me téléphone pour m'engueuler parce que je suis fermé ce soir et qu’elle est devant le studio, me tape sur le système. Ça n’a pas rendez-vous, et ça réclame comme un syndicaliste moyen à l’heure ou je suis en train de me faire des pâte.

- Bonjour, j'aimerais faire réaliser ce tatouage là
- Ah mais, techniquement, ce n’est pas possible, sur toi y a pas la place
- Oui, mais combien ça va coûter?
- Ben je viens de te dire que ce n’est pas possible
- Oui mais combien?...

Wouhaaaa, me dit la cliente indignée, vos prix ont vachement augmentés depuis quelques mois!

- Ah bon ? C’était quand, la dernière fois que tu es venue?
- En 1997...

Comment dire?

"Les cons, ça ose tout"


Y en a' te jure... Un gars (que je ne connais ni des lèvres ni des dents) m’envoie un mail avec une demande de prix hier soir, à 23h30. Aujourd’hui, il commence par râler parce que je ne lui réponds que ce matin, puis réclame un " prix d’ami"!!! Les cons, ça ose!

Le tag


Ce moment de joie un peu égoïste ou, arrivant matinalement, tu aperçois un tag sur la façade, et constate que c'est sur le mur du voisin. Je me remémore derechef la vieille blague du citoyen soviétique qui, ouvrant au KGB à deux heures du matin, a la satisfaction de pouvoir répondre:" Alekseiev? Non, c’est en dessous"

Message pour le creux du bulbe qui a nuitamment tagué ma façade :

Tu ne me liras sans doute pas, et c'est bien normal: nous n’avons pas les mêmes fréquentations, ce qui me convient parfaitement. Sans vouloir me montrer plus prétentieux que nécessaire, à ma mort, je laisserais comme traces de mon passage en ce monde, une fille merveilleuse (la mienne) et un livre, c’est pas si mal, je trouve! Et toi, quelle trace laisseras tu, pauvre etron? Le désolant gribouillis que ton âme d’artiste incompris laissa sur mon mur vers les minuit a déjà disparu ce matin à dix heures. Médite donc cette évidence, et reste dans la désespérante médiocrité dans laquelle te cantonne ton indigence d’esprit. Je ne te salue pas, reçois donc par la présente l'expression de mon plus parfait mépris, et, hélas virtuellement, mon pied au cul !

Le musicien


J’ai un musicien de rue. Un vrai, hein, je ne parle pas d’une infection cutanée, Dun comédon ou d' une verrue. Je parle bien d’un rombier qui chatouille une gratte. J' hésite toutefois sur la conduite à tenir: lui filer une tune parce qu' un peu de musique, c’est bienvenu dans cette rue à laquelle il ne manque parfois que la lune blême dans le caniveau humide et deux putes gravosses pour être un décor de polar glauque ,ou lui filer deux baffes dans la gueule ,parce que je déteste vraiment les Beatles!

"Ça sent le printemps"


Bon, une nana fringuée comme Chewbacca en mode synthétique entre dans le studio. Elle sent le chien mouillé. Si c'est ça, l'odeur bucolique du printemps, merci, très peu pour moi. Je dois être un mec vintage qui préfère que les jolies filles sentent la jolie fille!

Le candidat


Un candidat tatoueur viens de franchir ma porte, et me demande en bafouillant ou il peut acheter de la colle à calque et de l’encre temporaire. Comme je l'informe que ces produits n’existent pas, il me fait un discours sur l’attitude égoïste des anciens de la profession qui ne partagent pas leurs secrets. Las, pour me débarrasser de l' importun' admet et lui donne ce qu'il demande, c'est-à-dire une adresse : "chez Olivander, chemin de traverse".

Il est parti heureux!

Le français


Moi:(souriant)" ici, les gens bien élevés ôtent leurs casquettes au restaurant."
Lui (fier de lui):" on est français"
Moi:" Ha, c’est donc ça!"